September 27, 2021

Bioéconomie de 150 milliards de dollars d’ici 2025 : prescriptions politiques pour bâtir un secteur biotechnologique dynamique

Pour atteindre un leadership mondial dans le domaine des produits biologiques, nous devons améliorer la capacité, les compétences et l’infrastructure disponibles dans le pays.

Par Kiran Mazumdar Shaw

Face à la plus grande calamité sanitaire que l’humanité ait connue depuis un siècle, la bioéconomie indienne a augmenté de plus de 12 % pour atteindre 70,2 milliards de dollars en 2020. L’industrie biotechnologique a bravé les défis de Covid-19 pour développer des solutions innovantes telles que des diagnostics, des thérapies et des vaccins à vitesse et échelle pour sauver d’innombrables vies.

L’Inde s’est appuyée sur ses atouts importants en matière de recherche, d’innovation et d’échelle de fabrication pour lutter contre Covid-19. Le cadre Atmanirbhar Bharat aspire à s’appuyer sur ces forces inhérentes tout en collaborant à l’échelle internationale pour avoir un impact mondial. Notre capacité à nous adapter à la réalité mondiale changeante avec des ressources, des plans et des politiques appropriés nous permettra de passer du statut de « pharmacie du monde » à celui de plaque tournante de l’innovation et de la recherche biomédicales de pointe. Cela nous permettra également d’atteindre notre objectif ambitieux de créer une bioéconomie de 150 milliards de dollars d’ici 2025.

Le gouvernement, par l’intermédiaire du Département de biotechnologie (DBT), a déployé des efforts considérables pour promouvoir la recherche en biosciences, l’éducation translationnelle et l’entrepreneuriat. Ceci, associé à un écosystème de start-up en plein essor, libère l’innovation biotechnologique dans le pays. L’Inde doit tirer parti de cette dynamique en mettant en place une stratégie biotechnologique globale englobant l’investissement, la R&D, les exportations et une solide culture de start-up.

Investissements : affiner le dispositif PLI
L’Inde a été forte dans la fabrication de médicaments génériques et tire maintenant parti de cette prouesse pour produire des médicaments de spécialité, des vaccins et des produits biologiques. Pour atteindre un leadership mondial dans le domaine des produits biologiques, nous devons améliorer la capacité, les compétences et l’infrastructure disponibles dans le pays.

Le programme PLI a introduit diverses incitations pour promouvoir l’autosuffisance dans la fabrication locale de médicaments en vrac, tout en encourageant l’industrie biopharmaceutique à monter dans la chaîne de valeur grâce à l’innovation.

Au lieu d’une approche unique, le gouvernement doit affiner le régime PLI pour répondre aux besoins uniques de l’industrie biopharmaceutique. Par exemple, le développement de molécules biologiques est coûteux et prend du temps, nécessitant des études cliniques complexes sur 5 à 7 ans. En comparaison, le coût de développement et les temps de gestation (1-2 ans) sont beaucoup plus faibles pour les médicaments génériques à petites molécules. Par conséquent, le poids accordé aux soumissions réglementaires pour les produits biologiques doit être plus élevé que pour les formulations génériques. Un programme PLI bien conçu donnera à la fabrication biopharmaceutique un coup de pouce bien nécessaire.

Exportations : incitations à la compétitivité mondiale
L’expansion de l’échelle de fabrication locale ne devrait pas seulement viser à satisfaire le marché intérieur. Les entreprises doivent pouvoir accéder aux marchés mondiaux, pour lesquels l’Inde a besoin d’une politique forte qui offre des incitations à l’exportation. Sous le régime de la ZES, les unités étaient éligibles à un congé fiscal jusqu’au 31 mars 2020. Pour stimuler les industries orientées vers l’exportation, les avantages du congé fiscal de la ZES doivent être réintroduits avec une déduction de 50% des bénéfices d’exportation pour les cinq prochaines années. ans pour les unités existantes.

Recherche : Incitations à l’investissement à risque
Les incitations liées à la recherche peuvent donner une impulsion à l’augmentation des investissements en R&D, ainsi qu’à l’établissement de liens indispensables avec le milieu universitaire pour une recherche de pointe. Le gouvernement devra d’abord identifier les principales opportunités de recherche émergentes pour l’innovation et rétablir la déduction fiscale pondérée de 200 % couvrant toutes les dépenses de R&D relatives au parcours « du laboratoire au marché », y compris les coûts de brevetage.

Le gouvernement devrait accorder une exonération fiscale de cinq ans aux produits résultant d’efforts axés sur la recherche dans certains domaines d’innovation. Cela devrait augmenter la portée de la patent box (taux d’imposition de 10 % u/s 115 BBF) pour inclure les revenus des redevances et les revenus de la R&D basée en Inde menant à des brevets mondiaux. Les revenus commerciaux des produits brevetés doivent également être inclus.

Les entreprises de biotechnologie « virtuelles » qui génèrent des revenus grâce à une R&D innovante sans usine de fabrication ou produits commerciaux sur le marché devraient être éligibles aux incitations fiscales. L’introduction d’un programme de type PLI pour développer les capacités et inciter les fournisseurs de services d’essais cliniques restaurera la position de l’Inde en tant que destination mondiale pour les études cliniques.

Start-up : faciliter l’accès au capital
Le soutien du gouvernement a conduit à la création d’un solide écosystème de start-up biotechnologiques. L’Inde comptait plus de 4 200 start-ups biotechnologiques en 2020, soit environ 25 % de plus qu’en 2019. Elle doit créer un environnement permettant à ces start-ups de se développer.

Comme le capital est la pierre angulaire des start-ups, le gouvernement devrait augmenter le financement du BIRAC à 3 000 crores par an afin qu’il puisse fournir aux start-ups les fonds nécessaires pour se développer. Le gouvernement devrait également supprimer la condition de 51% d’actionnariat indien pour bénéficier des subventions de BIRAC/DST.

Pour compléter les possibilités de financement, India Inc devrait être autorisée à mettre de côté une partie de ses fonds RSE pour soutenir les subventions au BIRAC. Les contributions RSE pour soutenir les subventions d’allumage dans les incubateurs et les instituts de recherche universitaires devraient également être autorisées. Le gouvernement devrait fixer à 5 % l’impôt sur les plus-values ​​à court et à long terme pour les investisseurs providentiels et de capital-risque dans les start-ups des sciences de la vie afin d’encourager davantage d’acteurs à parier sur la biotechnologie. En outre, il devrait offrir un avantage pondéré de 10 % aux start-up dans les appels d’offres publics. Les réglementations doivent être modifiées pour permettre aux entreprises de biotechnologie et autres start-ups d’accéder aux marchés des capitaux.

Pour saisir l’énorme opportunité de la biotechnologie, l’Inde devra agir rapidement et le gouvernement devra jouer un rôle habilitant en créant une infrastructure physique, financière, législative et réglementaire appropriée.

L’auteur est président, ABLE (Association of Biotechnology Led Enterprises)

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